PARIS, 18 sept (Le Bulletin) — Leader des classements d’hôpitaux, de facs et de lycées, Le Point s’apprête à préempter « un segment encore peu outillé ». Un prochain numéro annoncera le palmarès des établissements habilités à l’aide à mourir. La rédaction y voit « une continuité : on classait déjà les services où l’on entre. On classera ceux dont on sort moins ».

Le magazine fondé par Claude Imbert disposait, selon un cadre, « de l’outil, des grilles, et d’une marque qui veut dire tableau ». Les critères circulent déjà en interne : délai d’obtention d’un créneau, taux de reports, qualité de l’écoute, signalétique (sortie distincte de celle des naissances), proximité d’un notaire. La restauration le jour J pèserait moins que pour les maternités. « Le petit-déjeuner reste un plus, pas un pilier. »

La direction a écarté, pour cette première édition, la note « vue sur jardin » et le critère « possibilité de venir avec ses héritiers ». Ce dernier point, a-t-on indiqué, « relève du fisc, depuis l’abattement ». Une clinique du 7e serait d’ores et déjà favorite, « pour la logistique Élysée ». Un CHU d’Île-de-France craint le fond de tableau, « file passeports ».

Interrogé sur le risque de publicité, Le Point a répondu faire « de l’information comparative, comme pour les cancers ». Les établissements pourront contester leur rang. Le recours, comme à l’ARS, ne serait pas suspensif. En kiosque, le bandeau prévu est court : « Spécial fin de vie. Méthodologie page 14. »